Liste des produits de la marque Frédéric Heurlier Cimolai

Né en 1963 en Allemagne, vit et travaille à Montreuil.

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2014

Galerie Brigitte Cappy- Hossegor

2012

Galerie Brigitte Cappy- Hossegor

2011

Galerie Brigitte Cappy- Hossegor

2009

Galerie Brigitte Cappy- Hossegor

 

COLLABORATIONS ARTISTIQUES

DANS LE CADRE DE RENOVATIONS ARCHITECTURALES

 

2015

Studio Ashby - Londres- Triptyque série Séquence

2009

Opéra comique - Paris - Décor du rideau de fer.          

Château de Versailles - Opéra Royal - Cadre de scène mobile.

2000

Hôtel Meurice - Café de l’hôtel - Plafond peint.

1997

Château la Grezette - Cahors - Fresques

1995-1996

Théâtre du Capitole -Toulouse - Monuments historiques                                          

Décor de la salle - Peintures monumentales

1993

Crédit Foncier - Paris - Salle des guichets – Fresque

 

DANS LE CADRE DE SCENOGRAPHIES MUSEOGRAPHIQUES PERMANENTES

2016

Musée de la tapisserie – Aubusson – Peintures monumentales

2007

Musée de la chasse - Paris - Plafond peint, salle du sanglier

2004

Musée du Luxembourg - Luxembourg - Panorama peint

1994

Cité de la musique - Paris - Maquettes peintes

1991-1992

Futuroscope - Poitiers - 12 Peintures pour les jardins d’eau

 

 

POUR DES RESTITUTIONS HISTORIQUES, INSCRITES AU PATRIMOINE NATIONAL

2016

Château de Versailles - Petit théâtre de la Reine - Toiles peintes

2010

Château de Versailles - Petit théâtre de la Reine - Toiles peintes

2008

Opéra comique - Décor peint pour Cadmus et Hermione

2006

Château de Versailles - Opéra Royal - Décor peint : Les petits riens

2005

Château de Versailles - Petit théâtre de la Reine - Toiles peintes

 

DANS LE CADRE DE RENOVATION ARCHITECTURALES

2015

Studio Ashby- Londres- Typique série séquence

 

2009

Opéra comique - Paris - Décor du rideau de fer.            

Château de Versailles - Opéra Royal - Cadre de scène mobile

2000

Hôtel Meurice - Café de l’hôtel - Plafond peint

1997

Château la Grezette - Cahors - Fresques

1995-1996

Théâtre du Capitole -Toulouse - Monuments historiques

Décor de la salle - Peintures monumentales

1993

Crédit Foncier - Paris - Salle des guichets – Fresque

 

POUR LE THEATRE, L'OPERA, LE CINEMA ET DES EXPOSITIONS TEMPORAIRES

2012

Château de Versailles - Opéra Royal – Ballet de Noverre

2011

Opéra Comique - Amadis - A. Fontaine - Paris

2008

Film : Coco avant Chanel - A. Fontaine

Metropolitan Museum - New York - Exposition Poiret

2007

Musée Galliera - Paris - Exposition : Les Années Folles

2006

Château de Versailles - Exposition : Dresde

Film : Marie Antoinette - S. Coppola

2005

Château de Versailles - Exposition KangXi

 

2004

Cirque du soleil - Corteo

2003

Opéra de Toulouse - Les maîtres chanteurs - Nicolas Joël

2002

Film : 24 heures de la vie d’une femme - L. Bouhnik

2000

Film : Vatel - Roland Joffé

1998

L’école des maris - B. Besson

1995

Film : La jeune fille et la mort - R. Polanski

1994

Festspielhauss - Opéra Salzburg - Don Giovanni - P. Chéreau

1993

Festspielhauss - Opéra Salzburg - Wozzeck - P. Chéreau

ALL THE TEXTURES OF THE WORLD

Frédéric Heurlier Cimolaï est peintre : il fait des tableaux. C’est une question de forme. C’est aussi une question d’histoire. S’emparer d’une toile vierge pour tenter, sur cette surface plane, d’instaurer l’espace, vous inscrit, dès le premier geste, dans une longue chaîne dont le souvenir accompagnera votre main.

Le premier geste, chez Heurlier Cimolaï, est de l’ordre du recadrage. Commencer, avant toute chose, par tracer, au sein de la toile, une sorte de limite venant restreindre le champ pictural, tel un cadre peint au sein de ce cadre matériel que constitue, a priori, la toile montée sur châssis. Manière d’inscrire le travail dans ce que Brice Marden nomme la « limite spartiate » du tableau. Tout doit avoir lieu là. On ne peut pas sortir, on ne peut pas biaiser : ici est l’aire de la peinture, le lieu du travail et du jeu. Manière, aussi, d’entrer en peinture : de transformer, par ce geste inaugural, la toile en tableau, le plan en espace dont il s’agira, en peignant, de révéler la profondeur. Sans oublier, ni faire tout à fait oublier, que tout cela est plat et que cette planéité, c’est la nature même du tableau.

Alors Frédéric Heurlier Cimolaï construit, posant, telles les strates d’un espace feuilleté, quelques formes simples sur sa toile qui viennent offrir au tableau, peu à peu, sa composition. Construire est affaire de justesse : d’équilibre, bien sûr, mais aussi de stabilité précaire, de pondération et de légèreté. La justesse c’est lorsque que la peinture ne se fige pas en une image, mais demeure peinture : matière vive, animée tel un souffle.

Alors Frédéric Heurlier Cimolaï peint, prenant les quelques formes ainsi disposées comme une architecture souterraine qui arme sa toile et lui permet, libre dans cet espace délibérément cantonné, de s’adonner à la jubilation, en peignant, de participer à l’histoire de cet objet que l’on nomme tableau. Lui peint a tempera, technique autrefois utilisée pour concevoir les icônes, où pour travailler sur des supports comme le plâtre ou le bois. Il le sait et son travail en porte la mémoire. Devant ses grands tableaux on pense à la fresque, à la sensation de la fresque. Non pas tant pour ce que l’on y voit que pour ce qu’ils donnent à éprouver : cette qualité de surface qui est le propre de la peinture.

Regarder un tableau de Frédéric Heurlier Cimolaï, c’est éprouver. C’est voir, bien sûr : ce jeu des formes qui se montrent et des formes qui se cachent, comme un appel à prendre le temps de voir vraiment, comme un appel à se perdre, sciemment. Et puis c’est éprouver car d’une forme l’autre, d’une couleur l’autre, le peintre ne cesse d’offrir d’autres sensations : quelque chose de doux, ou de rugueux, de lisse, de rude, ou de soyeux. La peinture c’est toute la texture du monde, contenue dans le plan d’un seul tableau.

Pierre Wat, Historien de l’art, critique d’art et professeur d’Histoire de l’art contemporain à l’Université Panthéon-Sorbonne.

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