Liste des produits de la marque Delphine de Luppé

Née en 1962 en France 

PARCOURS 

Atelier Guillaume Beaugé 
École Supérieur des Arts et Techniques (ESAT)  
École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA)  

EXPOSITIONS PERSONNELLES (SÉLECTION)  

2023  
Aux contours effacésavec Tanguy Tolilagalerie Amélie Maison d'Art, Paris  

2019
Boîte Ouvragegalerie Le Domaine Perdu, Meyrals  
De Cendres et d'or, installation, chapelle Sainte-Marguerite, Seine-Maritime, été  
Invitée par Sentô, Paris  
De l'Art d'accomoder les restes, avec Tanguy Tolilagalerie Le Domaine Perdu, Meyrals  

2018
Livrez-vous, avec Tanguy Tolila, Amélie Maison d'Art, Paris  
Invitée par Sentô, Paris  

2018
Souches et Buissons, avec Agnès His, galerie Le Domaine Perdu, Meyrals 

2013
Portiquesgalerie Le Domaine Perdu, Meyrals  
Galerie Art4, Caen 

2011
Plan Libre, Galerie V, La Rochelle  
Chemin faisant, La Galerie Crous de Paris, Paris  

2010
Mémorial Lin Visiblechapelle de Silleron, Seine-Maritime 
Galerie Cadre Noir, Versailles  

2008
Un tas de figuresgalerie Crous|Beaux-Arts, Paris  

2004
Une seule figuregalerie Crous|Beaux-Arts, Paris  

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)  

2021  
L'Artiste, cet autre collectionneurgalerie Le Domaine Perdu, Meyrals  
Le Charme du papier, Amélie Paris, galerie Séguier, Paris 

2020
Le Pouvoir se charge de vous, galerie Jeune Création, Komunuma - Foundation Fiminco, Romainville

2019 
Black&White, galerie Le Domaine Perdu, Meyrals   
À Rebours, collectif Milk Décoration, Lafayette Anticipations, Paris 

2017
Support Studieux, Amélie Maison d'Art, Paris
Second Life, galerie Le Domaine Perdu, Meyrals 

2016  
La Ligne, galerie Zeuxis, Paris 

2015
1000 Plateaux de Caux, galerie Duchamp, Yvetot
La mer, la mer, toujours recommencée, galerie Lionelle Courbet, Paris 
Fragilités, galerie Première Œuvre, Paris 

2014
Natura Artis Magistra, invitée par / a.ken / et Jeune Création, Paris 
Bleu de l'été, galerie Lionelle Courbet, Paris 
Vox Feminae, galerie Le Domaine Perdu, Meyrals 
Cabane Georgina, invitée par Jeune Création, Marseille

2013
Galerie Zamenhof, Milan 
Galerie Olivia Ganancia, Paris 
Galerie La Quincaillerie, Veules-Les-Roses 

2012
Galerie V, La Rochelle 
Galerie Michelle Broutta, Paris 

2008
Alice aux reflets arturiens, musée Arturo Lopez, Neuilly-sur-Seine
[Être]s, galerie Aroa, Neuilly-sur-Seine 
Les mains gauches, centre d'arts plastiques Albert Chanot, Clamart 

2007
Galerie Art4, Caen
Êtres chairs, galerie Jean-Pierre Delage, Saintes 

2007
Prix Art et Découverte Business & Décision, Paris 

FOIRES ET SALONS (SÉLECTION)

2014
Salon Artelys, Bourg-en-Bresse 

2014
Art Osaka, invité par Jeune Création, Osaka
Chic Dessin, Paris
Affordable Art Faire, Bruxelles
Lille Art Faire, Lille
Affordable Art Fair, New York 

2012
Jeune création, 104centquatre, Paris 
St'art, Strasbourg 

2010 - 2006
Salons de Mai / Comparaisons / Réalités Nouvelles 

2006
Salon Mac2000

PUBLICATIONS (SÉLECTION)

Marie C. Bos Carvalho, incantations hypnotiques, catalogue Palais de la Recouverte (galerie Amélie, Maison d'Art Paris), 2023

L'historien et critique d'art Pierre Wat, dans le cadre des podcasts "Apprendre à voir" initiés par la galerie Amélie Paris, arpente une œuvre de la série des Théâtres.

Théâtre Boîte Ouvrage, collection Parcelle, èdition Le Domaine Perdu - Loft 319, 2019 

De Cendre et d'or, livret pour l'installation éponyme, 2019 

Geneviève Besse-Houdant, Trop de mouvance, "Vibrations", collection Petit Format, édition Galerie Duchamp, 2015 

Frédéric de Lachèzea, Grand Large, exposition La Mer, la mer, toujours recommencée, (galerie Lionelle Courbet, Paris), 2015 

Claire Dupin, Une heure, une œuvre, Jeune Création 2012, 104centquatre, Paris 

Clara Guislain, Caissons, Jeune Création 2012, 104centquatre, Paris 

Manuel, numéro spécial, 2012 

Guillaume Benoît, Slash Magazine, 2012

Patrick Sembel, Des couleurs dans l'oreille, Radio France, 2011

Erik Levesque, Abstraction Nostalgique, Géométrique et Historique, 2011

Beta Galerie, 2010 

Cimaise, 2007

COMMISSARIATS (SÉLECTION)

nopicture.org, plateforme éditoriale, 2017-19 

1000 Plateaux de Caux, galerie Duchamp, Yvetot, 2015

Mémorial Lin Visible, chapelle de Silleron, Seine-Maritime, 2010 

DÉCORS (SÉLECTION)

Partir, long métrage, Catherine Corsini, production Pyramide 

Thé ou Café, France 2

Le vocabulaire pictural de Delphine de Luppé tente de réduire, dans l'affrontement des contraires, l'objet au signe. Ses figures oscillent entre des surfaces griffonnées et des structures concrètes. Ce dialogue confond, partage et module les plans des peintures. Sous les syncopes des bâtons d'huile se dessinent des lignes droites et des formes géométriques, aplats colorés, découpes architecturales, jeux de perspective et de matière, cartographies urbaines et rurales, dessus, dessous, dedans.

Le travail récent pousse encore l'idée du zoom topographique. Par une perspective contrainte, l'artiste tente de contenir l'ensemble de la scène dans la surface exacte de la toile. Elle envisage ses travaux comme des murs qui bloqueraient le regard.

Delphine de Luppé utilise également des images récupérées de livres anciens, guides de voyage, traités techniques, ouvrages privés... Brutes, elle les recouvre d'un réseau coloré qui en exalte la part saillante. Points noirs ou lignes rouges caressent l'imprimé comme l'échafaudage dévoile les reliefs du bâti qu'il protège. Reproduites sur de grandes bâches de chantier, les images deviennent un canevas où la laine brode une nouvelle histoire, y ajoutant un signe, y dupliquant une trace.

Découvrez le portrait instantané de Delphine de Luppé, ici.

Sur des papiers anciens couverts de mots et d’images d’avant, Delphine de Luppé trace de nouveaux signes, au crayon, à l’acrylique ou au bâton d’huile. Comme si, infiniment, elle relisait l’histoire. Livres, traités, cartes postales, guides de voyage, héliogravures… Les sources varient. Presque toutes subliment le bâti des siècles passés, ces ruines et monuments inspirant le respect. Cette manie d’emprunter, d’œuvrer d’après modèle, sans doute héritée des carnets de croquis qu’elle noircissait jadis de copies du Louvre, lui vaut de tutoyer ce qui nous précède et qui, pour sûr, nous survivra. Aussi, parmi la poignée de motifs figurant à son répertoire, l’arche est reine. À la fois creux et cime, elle soutient et relie, jette un pont entre le monde d’hier et sa vision des choses. Car ici, reprendre veut dire continuer, et même quand le fond d’origine se noie sous un lacis de lignes proche du graffiti, il ne disparaît pas. Ailleurs, le jeu vire au trompe-l’œil, voire au cadavre exquis : formée à l’architecture éphémère, Delphine de Luppé ruse avec la perspective, les éléments de décor, greffant çà et là un lustre, un chapiteau, une paire de rideaux, échafaudant des plans, soignant ses mises en scène. À force de remonter le temps, l’archive s’actualise. L’impression aboutie retourne au stade d’esquisse, et puis inversement : à coups de traits naïfs, le gras du pastel écrit la suite des événements.

Virginie Huet

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