Liste des produits de la marque Nadine Altmayer
Née en 1956 à Metz, Nadine Altmayer à étudié l’art aux Beaux Art d’Anger.
FORMATION
Ecole des Beaux-Arts Angers
SÉLÉCTION D'EXPOSITIONS
2023
Amelie, Maison d'Art, Ainsi de suite avec Christian Grelier
Galerie Séguier
2018
Galerie Zeuxis
2016
Bouchemaine
2015
Galerie des Iles Lointaines, Angers
Résidence d' artiste, l'Ecloserie, La Flotte, Ile de Ré
Galerie Lionelle Courbet, Paris 7eme
2013
Les Renaudières, Carquefou
Galerie Samagra, Paris 6ème
2012
Galerie Nadine Gallery, paris 1er
2011
MAC Paris 2011, porte Champerret, Paris 17ème
Abbaye de St Florent le Vieil
2010
MAC Paris 2010, porte de Champerret, Paris 17ème
Galerie A Vous de Voir, St Mathurin sur Loire
2009
Château de Carrouges
2008
Chapelle des Ursulines, Ancenis
Galerie du Rayon Vert, Nantes
Grand Théâtre, Angers
2007
Centre d'Art de Montrelais
2006
Galerie Patrick Gaultier, Quimper
Art et Chapelles
2005
Salon Triptyque, Angers
Foire d'Art Contemporain ST'ART, Strasbourg
Nadine Altmayer (Metz, 1956) est une artiste française formée à l'École des Beaux-Arts d'Angers, qui vit et travaille aujourd'hui entre Paris et l'Anjou. Elle se définit elle-même comme lissière : c'est le tissage, plus que la peinture ou la sculpture, qui constitue le socle de toute sa pratique, et c'est de ce métier qu'elle tire son vocabulaire et ses gestes.
Sa méthode part toujours d'une construction pour aller vers une destruction contrôlée. Sur une trame tissée ou sur des matériaux de récupération, elle applique des teintures à l'acrylique ou à l'encre de Chine, puis recouvre la surface d'argile liquide qui, en séchant, raidit le tissu et fige ses plis comme une seconde peau. Vient alors le geste inverse : armée d'une ponceuse, elle attaque cette croûte par endroits, use la matière, déchire, recoud, rapièce, jusqu'à faire réapparaître par fragments ce que la couche précédente avait enseveli. Rien n'est fait pour rester intact : tout est vieilli sous ses propres yeux, en atelier, avant même d'être montré.
De cette alternance naissent des séries aux noms presque techniques — Trames, Armures, Grilles, Totems — qui empruntent au lexique du bâti et du tissage sa rigueur, sans jamais renoncer à l'accident. Les Armures, tendues de fils métalliques presque invisibles, opposent la brutalité de leurs noeuds à une silhouette proche d'une armure de samouraï. Les Grilles, elles, allègent le geste : le métal s'y fait boucle, le plomb s'y fait perle, et le vide compte alors autant que la matière.
« Composer, décomposer, recomposer » : la formule, d'après laquelle l'artiste décrit elle-même sa démarche, résume un travail qui refuse de limiter l'expression textile à une seule technique.
Cette manière de bâtir une oeuvre en la vieillissant délibérément inscrit Altmayer dans une histoire du tissage antérieure à elle : celle qu'Anni Albers, au Bauhaus puis au Black Mountain College, avait fait sortir de l'artisanat pour en faire un langage plastique à part entière, où le fil vaut la ligne du dessin. Mais Altmayer déplace cet héritage vers un territoire plus sombre, qui doit moins au métier à tisser qu'à une tout autre matière : le plomb. Comme Anselm Kiefer, qui charge ses toiles de plomb, de cendre et de paille pour leur donner le poids d'une mémoire collective, Altmayer choisit des matériaux lourds et ternis pour que ses pièces paraissent déjà anciennes, déjà fouillées — des vestiges qu'on vient d'exhumer plutôt que des objets qu'on vient de fabriquer. Chez l'une comme chez l'autre, la ruine n'est pas subie : elle est construite, avec autant de soin que ce qu'elle est censée avoir détruit.
Exposée depuis 2005 (Château de Carrouges, Chapelle des Ursulines à Ancenis, Galerie du Rayon Vert à Nantes, foire ST'ART à Strasbourg), Altmayer est aujourd'hui représentée par la galerie Amélie du Chalard, à Paris et à New York.