Liste des produits de la marque Laurence Garnesson

Laurence Garnesson est née en 1967 et a grandi dans les Hauts-de-France. Elle vit et travaille à Paris.

Elle est doublement diplômée en Arts plastiques et en Arts appliqués. Après une formation à l’école Duperré puis à l’ENS (département Art et Design), elle travaille au Centre de Recherche en Arts Plastiques (CERAP) à Paris I-Panthéon Sorbonne.

Parallèlement, elle est aussi accueillie par Henri Cueco dans son atelier aux Beaux-arts de Paris où il lui donne le goût du dessin et une certaine acuité du regard. Dès lors, l’artiste ne cesse de faire dialoguer la richesse de sa formation dans de multiples projets et collaborations.

Après de nombreuses expositions personnelles et collectives, en 2014, l’Institut Français de Tokyo l’invite à participer à ÂMES EN RÉSONANCE, un dialogue entre artistes français et japonais. En 2015, la Commission Européenne à Bruxelles lui consacre un solo show LE TRAIT À L’OEUVRE . Depuis, ses oeuvres sont exposées lors de Foires internationales (Corée du Sud, Allemagne et Suède) Lauréate de la Fondation Charles Oulmont en 2015, prix remis par Maria Lund, ses oeuvres font partie de nombreuses collections parmi lesquelles le Crédit Agricole Hauts de France, la collection Gautier, la collection Tiffon et la collection Bi Sun Jae (Corée du Sud).

Depuis 2017, elle travaille l’estampe en résidence aux Editions Bucciali. En 2019, Laurence Garnesson interroge les porosités artistiques entre écriture musicale instantanée et danse contemporaine lors de performances avec le collectif multipoint.s au 109 – L’entre-pont à Nice.

Depuis cette même année, elle réfléchit sur les enjeux de sa recherche avec Elora Weill-Engerer (critique membre de l’AICA, commissaire et historienne de l’art) qui lui écrit, en 2020, un texte critique Point sensible, publié sur BoumBang!.

Depuis 2022 à Poush Manifesto (Aubervilliers) , Laurence Garnesson approfondit les corrélations entre dessin et volume par une recherche en céramique. Et y prépare notamment une suite d’oeuvres qui seront présentées à Aponia, Lieu d’Art Contemporain en juin 2023.

Laurence Garnesson co-fonde le département Cinéma d’animation à l’école Estienne Paris. Elle réalise de nombreux workshops avec L’Odéon-Théâtre de L'Europe, le RMN-Grand Palais. En 2019, elle co-réalise une série de vidéo-poèmes, courts films d’animation avec La Factorie, Maison de poésie de Normandie. Actuellement, elle collabore avec la Fondation Lilian Thuram sur un projet de films documentaires d’animation sur le thème de la discrimination au quotidien. (Les petites phrases qui blessent), un thème qui lui tient particulièrement à coeur.

FORMATION

Ecole Nationale Supérieure, Art et Design

Université Paris I - Sorbonne, Arts Plastiques et Arts Appliqués 

EXPOSITIONS

2022
Estivales, Festival d'art contemporain du grand Paris, Sceaux, Curation Christophe Delavault

Northeast coast tour, estampes avec Artvista, ParisAAF Bruxelles, Belgique, Editions

BuccialiPré-méditation du geste, avec Olivier Marty et Takesada Matsutani, Galerie Jacques 

LEVY, Paris Parution dessins revue REHAUTS, Paris 

2021 
Collective avec Laurent Selmès, Galerie Olivier Nouvellet 

A bien y regarder..., solo show Galerie Olivier Nouvellet, Paris.

2019
Résidence au 109-L’entrepont, Nice performing drawing 

Musée Unterlinden, Colmar, Editions Bucciali

La stratégie de l'infime, dessins, Galerie Jacques LEVY, Paris

AAF Hamburg, Allemagne/ AAF Stockholm, Suède/ Art KARLSRUHE, Allemagne, Editions Bucciali

2018 
Parcours de l'art, Festival d’art contemporain, Avignon Le sujet en question, Galerie Jacques LEVY, Paris 

AAF Bruxelles, Belgique, Editions Bucciali 

2017 
La pulsation du trait, solo show, Galerie Jacques LEVY, Paris 

2016
Dessins, accrochage collectif, Galerie Jacques LEVY, Paris 

Art Gwanju et Art Jeju, Corée du Sud, Galerie Jacques Lévy 

2015 
Le trait de l'oeuvre, solo show, Commission européenne, Bruxelles Oeuvres récentes, solo show, Galerie Jacques LEVY, Paris 

2014 
Âmes en raisonnance, Takamatsu, Japon, avec le partenariat de l’Institut Français de Tokyo et l’Ambassade de France au Japon

2012

Salon du Dessin, Bruxelles, Galerie Pascaline MULLIEZ, Paris

RÉSIDENCE / PRODUCTION D’OEUVRES SUR SITE

2022, 2020, 2018 et 2017 
Editions Bucciali, Colmar / estampes et monotypes 

2019
Résidence de création au 109 - L’entrepont, Nice / performances

RECOMPENSES

2015
Prix d’Arts plastiques FONDATION CHARLES OULMONT (2015)

COLLECTIONS

Collection Crédit Agricole Hauts de France,

Collection Gautier,

Collection Tiffon

Collection Bi Sun Jae (Corée du Sud) 

Toute personne qui est en mouvement trace une ligne.

Toute personne qui circule tisse des lignes.

Laurence Garnesson pousse le dessin dans la limite de sa forme traditionnelle. Artiste pluridisciplinaire, elle explore ce qui est dessin hors du dessin. Elle développe un travail subtil et réflexif qui porte une attention particulière au contexte de celui-ci.

Ses oeuvres mettent en tension deux axes forts : d'abord celui d’une écologie de la ligne. Comment celle-ci circule, glisse, évolue et s’adapte à son environnement. Dans sa recherche, elle crée des conditions de variations physiques et émotionnelles. Elle installe des protocoles de travail qui vont mettre en relief cette réactivité de la ligne. Et de manière empirique, questionner notre propre réactivité aux événements.

Conjointement, elle interroge la dimension mémorielle de cette ligne. Pour Laurence Garnesson, le dessin est partout. Il est dans tous les objets, les situations, les espaces. Il trame un réseau de traces infimes, preuves de notre passage. Elle scrute les volumes autrement, par leur structure graphique. Leurs lignes induisent un temps, un vécu. Elles sont le support mémoriel que l’artiste capte avec sensibilité. L'observation est le point de départ d'une écriture conceptuelle, un jeu de construction et d'équilibre.

Objet et geste sont les matériaux-racines de son travail. Fragilité et précision en sont les vecteurs.

Par ses installations polymorphes, elle explore le dessin dans ce qu’il a de contraint et de libre à la fois, comme un oxymore plastique. Elle travaille conjointement le papier recto-verso, la transparence et l’équilibre fragile des volumes. Elle fait dialoguer l’empreinte d’objets modestes avec la photographie ou le dessin en mouvement.

Comme l’écrit Elora Weill-Engerer[1], « Ses œuvres, marquées par l’épure et la délicatesse, procèdent d’une réflexion minimale sur le presque et le peu comme principes esthétiques.”

Sa démarche est tournée vers l'anthropologie nouvelle. Lorsque Tim Ingold[2] parle de cheminement itinérant (wayfaring) à l’échelle d’un territoire, Laurence Garnesson l’investit à l’échelle du support, de l‘outil et du corps.

[1] Elora Weill-Engerer, critique d'art, membre de l'AICA, commissaire d'exposition, chercheuse en histoire de l'art à Paris, Prix de la Critique d’Art 2023

[2] Tim Ingold, socio-anthropologue britannique, enseigne à l’Université d’Aberdeen en Ecosse. Auteur de nombreux ouvrages de référence dont Une brève histoire des lignes (13 fois réédité). Membre de la British Academy et de la Royal Society of Edinburg.

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