Liste des produits de la marque Catherine Danou
Née en 1949 en France.
FORMATION
Cours Marthenot dans un atelier d'artiste
EXPOSITIONS
Galerie en permanence : Médiart Lu au Luxembourg
Galerie Mise en Scène - Saint Martin de Ré
Galerie Jupiter - Paris
Galerie Fenêtre sur… - La Flotte en Ré 2008
Galerie 7L - Le Pouliguen
Galerie La Manufacture - La Rochelle 2014
Galerie Espace Créarte - Ars en Ré 2015
Galerie Peinture fraîche - Paris (régulièrement depuis 2012)
SALONS & FOIRES
Salon Art lux Week 2017 présenté par Espace Mediart Lu
Salon d’automne section peinture abstraite, 2004
Salon Réalités Nouvelles, 2004
Salon « Cercles des artistes de Paris «, Parc Floral, 75012 (2006 à 2010)
Espace des Blancs Manteaux, 75004 Paris
Salon "des chevaliers des arts", Coulommiers, 2014
Festival D’Art Actuel, Saint Martin de Ré, 2015
ST’ART Foire européenne d’art contemporain de Strasbourg, 2015
ST’ART Foire internationale d’art contemporain de Lille, 2015
Musée de la Carte à Jouer, Issy les Moulineaux
Artothèque de Saint Cloud
EDITIONS
Catalogue « Le franchissement des bords », peintures Catherine Danou, poèmes Alain Eludut
Livre Pauvre poème d’Alain Eludut, illustrations Catherine Danou
COLLECTIONS
Musée Unter Tag (MuT), Fondation "Situation Kunst", Bochum, Allemagne
Catherine Danou présente deux séries d’œuvres sur papier liées par un thème commun : celui de l’affrontement et de l’évitement.
Dans la première série le « Franchissement des bords », des empreintes imaginaires sont déposées sur un quadrillage de manière volontairement irrégulière, parfois confinées dans le cadre, mais aussi sortant de l’espace imposé, évoquant ainsi un possible évitement. Ce motif semble se répéter à l’infini, toujours semblable et toujours différent comme un livre imaginaire.
À partir de 2019, l’artiste cherche un nouveau langage plus simple, gestuel, dépouillé et peut être plus exigeant. On voit se construire la série « Entre deux » dans laquelle les choix de l’artiste se manifestent par le geste de déchirure puis l’agencement des papiers dans une recherche plastique afin de les confronter à une relation d’équilibre.
Alain Eludut
Catherine Danou ne coche pas les cases. En sortir, y rester sont les vastes questions posées par ses grilles inachevées, couvertes d’empreintes, d’écritures, de signes indéchiffrables tracés à la main ou au pinceau. Avec cet index de taches a priori semblables et pourtant différentes, l’ex-juriste renverse l’ordre établi. Le Lokta, son support favori, se range à son avis : fabriqué à l’Est de l’Himalaya, ce papier traditionnel népalais recèle des ficelles qu’elle enlève ou dédouble, modifiant la trajectoire de ces lignes de vie. Nuance et consistance varient selon la saison des pluies : neige ou café, frêle ou armé, le profil, jamais type, guide sa “musique” jouée sans cesse en sourdine. Qu’elle trafique l’envers, blanchisse ou bâtisse l’endroit, Danou va à l’économie, écartant les gestes inutiles pour faire place au hasard. Ainsi de ses “coïncidences”, papiers déchirés assemblés à la hâte selon les accords de bords, les désaccords de tons. Sa gamme “rabattue” n’est pas sans couleurs : rouge et menthe, bleu et jaune forment ça et là des couples désunis dont l’harmonie rappelle les partitions de Paul Klee, de Nicolas de Staël. Ailleurs, l’outrenoir de Soulages infuse ses trames proches des alphabets secrets d’Henri Michaux ou de Pierrette Bloch. Car c’est dans l’intervalle, là où “l’œil circule”, affranchi mais partout sollicité, que l’œuvre parle. Ou plus exactement, “murmure”.
Virginie Huet