Liste des produits de la marque Manon Gignoux

2019    
Diplomée des Beaux Arts de Paris, DNAP (2017), DNSAP (2019)
(après un premier cycle d’études à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués Duperré, Paris / master Design de mode)

2018
Echange en mobilité à la Kyoto City University of Arts, Japon

COLLECTIONS

Acquisition de deux dessins par le Cabinet des amateurs de dessin pour la collection des Beaux Arts de Paris. 

Acquisition de quatre vidéos - performances de la série Mibo pour la collection de la Banque Neuflize OBC 

Acquisition de deux sculptures textiles Figures pour les collections du Musée Galliera, Paris

PRIX / RESIDENCES

2020   
Lauréate du Prix du Dessin Contemporain aux Beaux-Arts de Paris Lauréate du Projet Camus / dessin - peinture à thème « végétal » sur trois étages au Ministère de la Culture, Paris
Nommée pour le Prix Révélation du livre d’artiste Mad / Adagp

2011    
Résidence au Centre d’art de Val de Sarthe
Préselectionnée pour la Casa Vélazquez, Académie de France à Madrid
Préselectionnée pour la Villa Kujoyama


EXPOSITIONS INDIVIDUELLES (sélection)

2025
Solstice d’été : Château de Ratilly (Yonne)

2019
Rouge Pied, exposition de dnsap, Beaux-Arts de Paris

2017   
Chroniques textiles, Maison des Arts Solange-Baudoux, Evreux
Formes, habits, Mibo... (Inventaires), exposition de dnap, Beaux-Arts de Paris

2014   
L’effort de guerre, créations en écho aux collections, Musée de Nuits-Saint-Georges
Croisements, Château de Sainte Colombe en Auxois

2012
Clothes Memory and Time Clothes, Old Books & Gallery Shirasa, Tokyo

2011
Des Habits et des Hommes, Forum des Images, Paris
Oripeaux, Centre Culturel de Gentilly
Oh, c’était un jour…!, Centre d’Art du Val de Sarthe

EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)

2024
Drawing Now Art Fair, Carreau du Temple, Paris
Maison des Arts d'Antony, quand les fleurs nous sauvent
L'Art dans les Chapelles du Pays du Léon, Chapelle Saint Fiacre, Plouider (Finistère)
Faire corps avec la montagne, mineral lodge, Villaroger, Savoie

2021
Exposition des nominés du Prix du dessin contemporain, Beaux-Arts de Paris
macparis cahier d’automne, Bastille Design Center, Paris

2020
Vidéobox X, collection d’entreprise Neuflize OBC, Carreau du Temple, Paris

2019
Only you, collection de La Banque Neuflize OBC, Friche de la Belle de Mai, Marseille

2018
Koromo, Shikokumura Museum, île de Shikoku, Japon

2017
Le tout est plus petit que la partie, Bétonsalon, Paris (avec l’atelier de Claude Closky)
Le portrait impossible, Galerie Imix (avec 3 étudiants de l’atelier Tosani)
Background, Galerie d’art contemporain Duchamp, Yvetot

2016
Hey Marie, Out of the box, Bruxelles

2014
In Absentia - poétique du vêtement, Galerie Coullaud & Koulinsky, Paris
L’envers, Château de Sainte Colombe en Auxois

2013
Désir de livres. Désir d’images, organisée par Filigranes Éditions, Hôtel de Sauroy, Paris
Dialogue textile - minéral / La Marbrerie, Montreuil

2011
Musée de la Chemiserie, Argento

INTERVENTIONS

Cité de l’Histoire et de l’Immigration, Paris, (Habits - habitats, atelier auprès d’enfants)
MacVal, Vitry sur Seine, Un peu de tenue avec Edwine fournier (auprès de lycéens)
Centre pénitentiaire de Réau, Essonne (auprès de femmes détenues)
Cité de l’Histoire et de l’Immigration, Paris (auprès d’enfants)
École du Théâtre National de Strasbourg (auprès d’étudiants en scénographie - costume)
École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, Paris (étudiants en art textile)

ART VIVANT ET CRÉATIONS DE COSTUMES

2012-20 Sur trois créations de la compagnie de théâtre de rue TheatreFragil, Berlin / Detmold2012Petrouchka, chorégraphie Raphaëlle Delaunay, Cité de la Musique, Paris2011 Bal Paré, Compagnie Tangible, scénographie et performance, Festival Les Pronomade(s) en Haute GaronneLa Cerisaie, mis en scène Julie Brochen, TNS / Théâtre de l’Odéon, ParisLa Traversée des Faux Plis, Cie Tangible Théâtre de la Cité Internationale, ParisAu Revoir Parapluie, James Thiérrée et la Cie du Hanneton, Théâtre de la Ville, Paris

PARUTIONS (sélection)

Selvedge, The World of Interiors, Revue du Louvre, Heaven, La Voix du Nord, Interni, Dutch, So-en, Minotaure, Libération, Jeunes Créateurs, Bloom, Les Éditions derrière la salle de bain, The Eyes


LIVRES D’ARTISTES (sélection)

Mibo (2020)
Edition Duo (2017)
Habits noirs (2017)
Formes carton (2017)
Anonymes (2015)

Après un premier cycle d'études à l'École supérieure des arts appliqués Duperré, Manon Gignoux a développé une pratique artistique à la croisée des arts visuels et de la danse, avant d'intégrer les Beaux-Arts de Paris, dont elle est diplômée depuis 2019. Elle cultive depuis une pratique multidimensionnelle : le dessin comme trace dansée autour de son corps ; des vêtements détournés de leur fonction pour devenir volume, sculpture ou ombres révélées sur le papier ; des images ou éléments perturbateurs ; la vidéo ; et la performance. Ses recherches explorent la présence ou l'absence du corps, sa relation au temps et au mouvement, ainsi qu'au monde inerte et au vivant.

De ces questionnements est née, entre 2018 et 2022, une série de dessins intitulée *Corps, Ombres, Légumes*, qui lui a valu le Prix du Dessin Contemporain du Cabinet des Amateurs du Dessin aux Beaux-Arts de Paris, ainsi que le projet Camus au ministère de la Culture grâce à un ensemble de fresques grand format sur le thème végétal. Quatre de ses vidéos ont intégré la collection Neuflize OBC. Son travail figure également dans les collections du Musée Galliera et des Beaux-Arts de Paris.

Elle s'est depuis particulièrement intéressée aux relations entre le corps dansant, le vêtement et les légumes, s'orientant vers l'idée d'un « jardin dansé » comme monde en soi — un monde partagé, traversé et habité par des corps persistants dont elle cherche à exhaler les traces persistantes. Cette persistance — exprimée dans des « vêtements-ombres », porteurs de présences passées (corps, gestes, traces) ou recelant les germes de l'avenir, d'espaces à venir — répond aussi à un désir de créer et de participer aux cycles de la vie. En ce sens, les légumes, en tant qu'éléments nourrissants et autres, réveillent les paysages intérieurs de nos corps. Ils nous invitent à lire ce qui est habité et à aiguiser notre perception de la matière même dont ils sont faits : comment recueillir les habitudes qui persistent dans l'insistance de certaines formes au sein des choses ?

Depuis 2020, son travail en dessin et en peinture est nourri par les fleurs et par une nouvelle sensibilité à la couleur, ainsi que par des rencontres avec d'autres êtres vivants (végétaux et humains), qui parlent de choses à la fois très simples et profondément mystérieuses — peut-être une manière de créer en résonance plus étroite avec les cycles de la vie.

On parle souvent du vêtement comme d'une seconde peau. Manon Gignoux a poussé cette idée loin dans son exploration de l'enveloppe textile qui suit nos gestes et nos mouvements et révèle beaucoup de notre nature. Elle l'a dotée de volume, la transformant en sculpture ; elle en a enregistré l'empreinte et l'usure ; elle a examiné ses coutures pour créer d'étranges compositions monochromes ; elle l'a même enfoui et déterré pour observer les cicatrices du temps. Bref, elle l'a interrogé pour mieux l'incarner à travers ses sculptures, photographies, dessins, installations, écrits, vidéos et performances. Tout a commencé par un tas de vêtements et d'objets trouvés au pied d'un immeuble par cette ancienne étudiante en mode. Toute l'histoire de leur propriétaire — l'empreinte de son corps — pouvait s'y lire, inscrite comme un filigrane dans le tissu. Ces véritables substituts du corps, en équilibre entre présence et absence, mouvement et geste, trace et résidu, ont été collectés et sont devenus la base de ses premiers détournements textiles. Ont suivi d'autres installations et sculptures textiles où l'on observe, sous le regard du vivant, des chiffons, des effilochages, des plis, des drapés, des déchirures, des raccommodages et du patchwork. De cette relation sensuelle à la matière, Manon Gignoux a développé un intérêt croissant pour le corps.

Ainsi, des photographies de sujets anonymes voient leur corps prolongé par le dessin. Inspirée par les pratiques de mouvement sensoriel et la danse improvisée, elle a commencé à suivre les motions et les pulsations de son propre corps pour les enregistrer. À genoux sur le papier, elle trace les contours et les marques de son corps. Progressivement, toutes ces expériences l'ont conduite à redessiner ces formes et présences au graphite, à l'aquarelle ou dans un mélange d'encres noire et bleue sur papier blanc. Le vêtement, la présence-absence des corps, le mouvement et les empreintes apparaissent dans un trait souple et gracieux, à la lisière de la fragilité.

Retenues, sensuelles et intemporelles, en équilibre sur le seuil entre le visible et l'invisible, les œuvres de Manon Gignoux se déploient entre expression et abstraction, toujours habitées par un souffle vital.

— Anaïd Demir

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