Liste des produits de la marque Thomas Dhellemmes

FORMATION

Depuis 1998 Il crée l’Atelier Mai 98, studio de création dans les domaines du luxe, de l’art de vivre et de la gastronomie regroupant directeurs artistiques, photographes, retoucheurs et stylistes

1988 - 98
Travaille pour les studios Oasis, studio photographique spécialisé dans la publicité

1980 -1985
Études artistiques (ENSAAMA)

1984
Traversée des USA en voiture d’est en ouest

1986 - 88
Part vivre aux îles du Cap-Vert, rencontre avec Cesária Évora,
découvre la musique Morna, et l’influence de la Saudade

EXPOSITIONS

2024
Galerie Immédiats, pendant les 55ème éditions des Rencontres d’Arles « arbre de vie », une image

2023
Exposition à « la plus petite galerie du monde … ou presque » à Roubaix, série « Nord »

2022
10ème édition du Festival PhotoSaintGermain, avec Amelie, Maison d’art, série «un reflet»

2021 
Jour bleu, Itinéraires des Photographes Voyageurs, 30e édition, Bordeaux

Galerie éphémère d’Actes sud et Polka Factory, pendant les 52ème éditions des Rencontres d’Arles, sur le thème « Bords de mer »

2020
Chemin(s), Festival Planche(s) Contact, Deauville, 11e édition. - Polaroïds découpés, exposition au concept store Merci - Une forêt, exposition collective, Polka Factory - Renaissance (polaroïds découpés), Galerie Miranda

2019
Jour Bleu, Éditions Cercle d’Art Avec la participation de Tahar Ben Jelloun Exposition à la School Gallery

2009 - 2015
Légumineux, Éditions de l’Atelier Mai 98 > Exposition à la School Gallery > Exposition à Paris Photo & Los Angeles Paris Photo > Exposition à la Galerie Ofr > Exposition aux Rencontres d’Arles

2000
Bois et livre, Éditions Co&Co, L’Art du Jardin, Longchamp

1999
Marié(e)s, Éditions du Collectionneur Fondation Caprim, avec Thierry des Ouches

1989
Promenade Silencieuse Exposition au Domaine national du parc de St-Cloud

1988
Un regard sur le Cap-Vert Exposition aux Rencontres d’Arles

PRIX 

2017
Festival International de la Photographie Culinaire > Prix du Public

2014
Prix Littéraire de la Gastronomie > Antonin Carême pour le livre C’est si bon... > Paris la nuit réalisé avec Béatrice Cointreau

2013
Grand Prix de la Photographie de Patrimoine Gastronomique

2008
Gourmand World Cook Book Awards > Spécial Awards of the jury pour le livre Souvenirs Gourmands de Vaux-le-Vicomte, Éditions Flammarion

Lauréat Prix Images du 26e Prix Jasmin > Avec les photographies illustrant l’article d’Anne-Marie Corre, Mon parfum est un roman, Paris-Match

Best Cook Book Photography et Best Single Subject Food Book > Épices, Éditions Hachette Pratique

2004
Gourmand World Cook Book Awards > Best Chocolate Book pour le livre Les sept péchés du Chocolat, Éditions Hachette

PARUTIONS

2022
« Un reflet » co-édition Amelie, Maison d’art et de l’Atelier Mai 98

2019
« Jour bleu » éditions du Cercle d’Art, avec la collaboration de Tahar Ben Jelloun

2015
Parution de "Légumineux"

AUTRES

Depuis 1998
Création et Direction du Studio l’Atelier Mai 98

1988 – 1998
Photographe chez Studio Oasis

1987 – 1988
Animateur culturel au Centre Culturel du Cap-Vert

Thomas Dhellemmes vit et travaille à Paris.

Après des études d’arts appliqués, Thomas Dhellemmes fait un séjour initiatique au Cap-Vert qui lui vaudra, outre une rencontre avec la chanteuse Cesaria Evora, une première exposition aux Rencontres d’Arles en 1988. De retour à Paris, il décide de se consacrer pleinement à la photographie. Il développe ses projets artistiques personnels et mène en parallèle une vie de commandes photographiques (art de vivre, gastronomie, luxe) avec l’Atelier Mai 98, le studio de création photographique qu’il a fondé.

Thomas Dhellemmes s’exprime essentiellement à travers son Polaroid SX-70, dont il aime l’intemporalité, la rareté et la lenteur de chaque image. Son imprécision laisse toute liberté d’interprétation à celui qui regarde l’image.

Photographe voyageur, Thomas Dhellemmes est dans la quête d’un moment de grâce absolue. Ses photographies parlent de l’existence, de la fragilité de la vie et de son caractère éphémère. Il entretient avec son sujet une distance mystérieuse.

 A la limite de la peinture abstraite, et imprimés sur des papiers à la texture soyeuse, ses horizons brumeux et ses silhouettes de femme saisie dans l’embrasure d’une fenêtre parlent de fugacité et de beauté de l’imperfection : « J’aime cette philosophie de l’absence de maîtrise », commente ce partisan de l’épure. En 2019, dans l’ouvrage “Jour bleu”, les poèmes de Tahar Ben Jelloun viennent dialoguer avec ses clichés intimes. Une poésie de l’instant.

« Jour bleu est un voyage dans mon intimité. Mes images sont énigmatiques, imprécises, abîmées à la limite d’une abstraction proche de la peinture. Tout cela ressemble en fait à mes souvenirs, qui au fil des années, s’effacent petit à petit de ma mémoire. Seuls resteront de ces voyages des moments de plénitude, de bonheur.»

Thomas Dhellemmes

"La rencontre se fait un jour d’été, à Tanger. Et puis des années passent. Mais il y a ce bleu qui ressemble à un silence. Habité. Plein. Tahar Ben Jelloun se cogne aux images de Thomas Dhellemmes, à ses jours bleus, mélancoliques et incertains. Il commence à écrire, sans projet, des poèmes. Juste écrire, sous des ciels, des mers, une croix. Il ne sait rien des lieux, des dates, des pays traversés par Thomas qui arrache au passé une extrême douceur."

Julie Estève, écrivaine.

Sans lieu ni date, les polaroïds de Thomas Dhellemmes retracent les routes empruntées à l’envie depuis deux décennies. Tanzanie, Cap-Vert, Maroc, Japon… Partout, il guette à juste distance les scènes touchées par la grâce que sauvegardent ses instantanés flous. Mis de côté aussitôt pris, ils referont plus tard surface, cette fois mêlés à d’autres, a priori sans rapport. La greffe prend, et malgré la suture post-découpe lézardant l’image finale, le charme opère. Ces associations libres sont parfois laborieuses : en témoignent les couches successives formant ça et là un demi-mille-feuille, épais comme le stock des souvenirs. Éternel insatisfait, Thomas Dhellemmes supprime ce qu’il rechigne à montrer, évinçant des annales les passages encombrants, les détails inutiles, avant de scanner le résidu des choses, pour finir, agrandies. Ces étapes, elles-aussi, font partie du voyage dont le carnet étrange, tenu à domicile, fait le tri parmi les visions vraies ayant, au bout du compte, chacune leur part de faux. 
Virginie Huet

Le Temps

Je me questionne beaucoup sur cette histoire d’éternité et sur notre passage sur la Terre.

Par conséquent, je me sens très concerné par la fragilité de la vie, et de la trace que celle-ci laissera.

Ma photographie est un voyage intime, intime dans le sens de la retenue, de la pudeur, et de la

distance avec son sujet.

Ne pas confondre, avec intimité/voyeurisme, ma photographie ne dévoilera pas de secrets, mais au

contraire, elle entretiendra plutôt des mystères.

Garder des secrets pour entretenir un questionnement.

Mon Polaroïd

Le carré, n’est-elle pas la forme la plus élégante ? La plus neutre ?

L’accident (de l’image abimée) avec le Polaroïd, c’est comme un cadeau du ciel quelque chose

d’imprévu, presque divin.

La fragilité et la lenteur de mon Polaroïd, son image imparfaite, éphémère aussi par moments (il faut

scanner l’image parce qu’elle peut s’effacer).

L’image est unique, pas multiple. Son détachement de la réalité, crée « le charme » Polaroïd.

C’est un peu un acte de résistance contre le monde actuel.

Il faut rester vigilant avec le Polaroïd, pour ne pas être tenter de faire des images « faciles,

nostalgiques », mais créer des images contemporaines et intemporelles.

Mon image

Sans émotion, je ne fais pas de photographies, ensuite cette émotion, doit provoquer forcément un

questionnement (le second regard).

Elle doit être rare et aller à l’essentiel, réduire l’inutile aussi.

Elle refuse toute anecdote, et elle n’aime pas le spectaculaire.

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