Liste des produits de la marque Charlotte Bovy
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2025
Petite Maman, Festival PhotoSaintGermain, Paris
2022
Solastalgia, Galerie Amélie du Chalard, Paris
2021
The Old Normands, Michael Goedhuis Gallery, Londres
2018
Fragments, Kogan Gallery, Paris
2011
US 6P ZM4 71, Espace Roquette, Paris
2010
Where, Nobody Knows, Three Seven Studio Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2025
Héritages, Galerie Can Alberti & Galerie Amélie du Chalard, Minorque
2022
Partage, Photodays & Foundation Photo4Food. Commissaire de l'exposition : Emmanuelle de l'Ecotais, Hôtel de Sauroy, Paris
Tour, détours, Festival PhotoSaintGermain, Paris
Vous êtes un arbre !, Les Franciscaines, Deauville. Commissaire de l'exposition : Thierry Grillet
2021
Le Paradis du Mont Olivete - Festival Mesnographies, Les Mesnuls
2020
Les Vieux Normands, Festival Planches Contact, Deauville. Commissaire de l'exposition : Laura Serani
2017
Promenons-nous dans les bois, Pleins feux 2017, Le Lavoir, Ivry-sur-Seine
La Palmeraie, Rue de Tanger, Centre d'art contemporain, Casablanca
RÉSIDENCES
2023
Labservatoire, résidence sous le thème "Frénésies", Lyon, France
2017
La Palmeraie, résidence libre, sur invitation d'Amine Slimani, Casablanca, Maroc
2016
Le Lavoir, résidence libre à Ivry sur Seine
PUBLICATIONS
2024
Solastalgia, livre d'artiste édité par AIVAZIAN Éditions
Lancement et exposition à Tesson Project Space, Paris
ÉTUDES
2008
Master in Comparative Literature, American University of Paris
Après des études de théâtre et de littérature à New York, Charlotte se tourne vers la photographie. Ses premières images révèlent tout de suite une sensibilité pour le noir et blanc et questionnent notre rapport au temps et à la mémoire.
La photographie est souvent le point de départ de ses explorations. Elle l’utilise comme matériau et support dans un travail de reconstruction visuelle. Découpées, recomposées, fragmentées, rassemblées, ré-interprétées, ici la photographie est une matière à retravailler, sans cesse.
La fragmentation des images est ancrée dans sa démarche artistique et a prit des formes différentes au fil des années ; collages, empreintes, installations photographiques, vidéos, dessins… C’est avant tout la mise en scène des images qui l’anime et avec elle les possibilités infinies d'inventer de nouveaux récits.
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"Pour cette série, Solastalgie, l’artiste s’est installée dans la forêt de Fontainebleau. Ce déplacement n’est pas rien. La jeune femme a choisi en effet de rejoindre la forêt des artistes. C’est là qu’avec les peintres comme Théodore Rousseau ou Jean François Millet, sont venus les « primitifs » de la photographie, comme Gustave le Gray ou Eugène Cuvelier. Cette forêt, matrice des arts, est un défi pour une jeune artiste et photographe contemporaine.
Comment entrer dans ce musée « grandeur nature » et se mesurer à ces regards célèbres qui ont façonné nos manières de voir et même de concevoir l’arbre ? Avec les arbres de cette série, à travers la grille orthogonale qui paraît multiplier les points de vue, Charlotte Bovy reprend le sujet à zéro, en prenant en quelque sorte les mesures de ces monstres de la forêt de Fontainebleau. Beaux et énigmatiques, comme les « cartons » d’un merveilleux vitrail en noir et blanc, ils rayonnent d’une puissance propre, soulignée par cette résille qui se surimpose à eux, à la manière de la technique d’agrandissement inventée à la Renaissance, du « report » d’un dessin sur des carreaux. Est-ce une manière de suggérer la grandeur symbolique de ces arbres que de les soumettre ainsi à une promesse d’agrandissement perpétuel ? ou bien est-ce une manière de circonvenir, à travers un filtre géométrique, le chaos de leurs formes folles ? Y-aurait-il aussi dans cet artifice plastique, un jeu entre photographie et dessin ? Les arbres de Charlotte Bovy, dans leur noir et blanc, leurs contours et leurs surfaces, constituent en effet une zone indécise entre dessin et photographie. Peut-être rappellent-ils la rivalité entre l’un et l’autre art, au XIXe siècle justement, pour la représentation de cette forêt. Fusionnant la matière de l’arbre et celle de l’image, le carton, matériau pauvre dérivé du bois, l’artiste incarne cette « solastalgie », désarroi propre à l’anthropocène, conceptualisé par le philosophe australien, Glenn Albrecht. Face à l’inéluctabilité des changements qui menacent, les arbres de Charlotte Bovy offriraient-ils donc alors ce « réconfort » (solace en anglais) dont nous avons tant le regret ?"
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